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Il y a une semaine, les téléspectateurs assistaient à un choc des cultures vu par TF1. Trois familles s’apprêtaient à quitter leur confort d’occidentaux pour s’envoler vers des contrées lointaines, afin de découvrir les us et coutumes de peuples Indigènes dans le programme, Bienvenue dans ma tribu.
Motivée par le désir commun de faire l’expérience d’un mode de vie aux antipodes du leur, chaque fratrie a donc pris l’avion avec des attentes différentes. Pour les parisiens Emmanuel et Charlotte, parents de quatre enfants, leur quotidien aisé est devenu source de « monotonie » comme le confiait la mère, enthousiaste à l’idée de tout plaquer pendant quelques jours, dans le premier numéro. Seule ombre au tableau à cette frénésie, l’aversion de la benjamine Axelle pour les voyages... Toujours est-il que ces derniers ont embarqué pour trois semaines en Éthiopie afin de partager le quotidien de la tribu des Surmas. William, Gaëlle et leurs deux adolescentes, originaires de Dreux dans l’Eure, déplorent, eux, de ne pouvoir voyager en raison de leurs revenus modestes. Assoiffés de dépaysement, les intéressés ont pris le parti de séjourner chez les Hulis en Papouasie Nouvelle-Guinée. Enfin, Edgar, Valérie et leurs trois enfants, eux, se sont envolés en Équateur dans la tribu des Zaparas. Madame souhaitant prouver à son mari, ancien légionnaire, sa capacité à s’adapter en milieu plus hostile que son intérieur marseillais cosy.
Aussi, le lancement du programme le 13 juillet aura été celui de toutes les surprises pour les voyageurs arrivés sur leur terre d’asile. En effet, le premier opus aura pris soin de mettre en boîte le décalage notoire entre les convives et leurs hôtes. Une fois les présentations, chargées de retenue, d’interrogations et d’émerveillement, faites, les esprits semblent perdus face aux pratiques jusqu’alors inconnues des tribus respectives. De fait, Éloïse va finir par fondre en larmes devant la préparation d’un cochon voué à finir dans son estomac. La fratrie marseillaise, elle, fera grise mine en prenant connaissance de sa literie, à savoir le sol. Tandis que Charlotte et les siens refuseront de se plier aux règles de vie des Surmas, en insistant pour dormir auprès de leurs enfants, et non dans des huttes vouées à séparer les générations.
Au vu de ce premier bilan, Bienvenue dans ma tribu, programme adapté du Hollandais Ticket to the tribe, ne peut plus souffrir d’une quelconque comparaison avec le Rendez-vous en terre inconnue de Frédéric Lopez. Car si l’animateur de Panique dans l’oreillette officie comme guide pour les personnalités invitées à faire la connaissance de civilisations lointaines, ici les familles sont laissées à leurs propres impressions. « C’est un magazine documentaire qui, tout en faisant découvrir des lieux et des peuples lointains, raconte l’histoire de vraies gens. On rit, on pleure avec eux, mais ce n’est pas un jeu, il n’y a rien à gagner » argumente la productrice Alexia Laroche Joubert, dans les colonnes de Télé Cable Sat. En effet, plus connue pour ses programmes de télé-réalité, Dilemme étant le dernier en date, l’ex directrice de Dammarie les Lys tient, ici, à éviter toute confusion. De son côté, Sylvia Kahn, la directrice des magazines de TF1 lui emboîte le pas dans un entretien donné au Parisien : « L’émission repose sur l’ouverture aux autres, le partage, les émotions, tout en apportant des informations pour comprendre le monde qui nous entoure. (...) Chacun peut s’identifier à l’une des trois familles en se demandant comment on aurait réagi à leur place. »
Découverte des autres et de soi-même s’avèrent donc être les maîtres mots du programme qui, bien que présenté comme magazine à vocation informative, présente néanmoins des effets de dramatisation : « Le village des Zaparas ressemble à un petit paradis jusque-là, mais ça ne va pas durer... » commente une voix off dont les différentes interventions tendent à entretenir un suspens tout au long de l’émission.
Finalement, ce premier coup d’essai aura donc été correct pour TF1 qui a su rassemblé 2 millions de téléspectateurs, soit 20.2 % du public présent devant son poste de télévision, entre 22h25 et 23h30. Et tandis que la chaîne annonce un futur tissage des liens entre les autochtones et les familles, reste à savoir si les téléspectateurs répondront présent ce 20 juillet, pour suivre la suite de ces immersions cathodiques. |